Tu me permet de dire tout ce qui me vient à l'esprit et que j'aimerais te dire ? J'sais pas, c'est bête, mais j'en ai envie, j'en ai besoin. Et tu le sais, je suis égoïste.
Tu sais, je crois que tu me connais bien. C'est impossible tu vas me dire, on se parle pas tellement que ça et puis on se connait depuis seulement quelques mois. Mais c'est une impression que j'ai sur moi, une autre de ces impressions qui me parcourent le corps. Ou plutôt, je crois que tu pourrais lire en moi si facilement. T'aurais même pas besoin de faire un effort, ce serait comme respirer, comme sourire en sentant les rayons de soleil sur ta peau. C'est simple, tu vois ? Tu le ferais inconsciemment.
Mais je crois que je sais ce que je voudrais : quelqu'un qui veuille réellement de moi, entièrement, chaque jour. Enfin, c'est ce que je dis, mais la vérité là-dedans, où est-t-elle ?
Je me mens perpétuellement, et je n'oserais jamais te demander de me croire alors que je ne suis pas convaincue moi-même de ce que je te dit.
Je n'ai jamais su me voir correctement, les autres non plus d'ailleurs. J'idéalise tout : les personnes, les animaux, les acteurs, les films, la musique, l'amitié et même les amitiés perdues.
Et quand je me sens moins bien, quand je déprime, quand le trou noir n'arrive pas à rester cacher de mes yeux, je me permets de vivre dans l'espoir, d'aller vers ces personnes avec qui je me sens bien mais qui ne devraient jamais être les premiers dans mon coeur, pour différentes raisons : la distance, l'âge, l'inaccessibilité, la peur, la gêne, la honte, les remords et tant d'autres choses. Ces personnes que j'ai essayées de rayer de ma vie, même si je souffrais, même si ça nous brisait tous les deux, même si je n'y suis pas parvenu.
«Ne me détestez pas, je m'en charge...» T'as vu tu penses comme moi, on se ressemble tellement, c'est troublant.